Selon Magloire Kouamé, Managernéral de Carré d'Afrique, le choix de Korhogo n'est pas anodin. « Nous y avons rencontré une réelle disponibilité des autorités locales et une volonté d'associer les populations à la dynamique environnementale », explique-t-il. L'ONG espère même que le premier arbre soit planté par le représentant du président de la République, un geste qui « traduirait l'importance accordée au plus haut niveau de l'État aux enjeux liés à l'environnement ».

 

L'ambition affichée est de taille : planter 36 000 arbres dans 12 localités, avec la mobilisation de 3 600 participants, dont 1 800 jeunes et 1 800 femmes. Quatre jours d'activités sont prévus  séminaires, ateliers, panels et un Village environnemental réunissant institutions, entreprises et partenaires autour des politiques publiques en faveur du développement durable.

 

Mais pour Magloire Kouamé, la véritable réussite ne se mesure pas au nombre de plants mis en terre. « Le véritable défi du planting d'arbre, c'est le suivi », insiste-t-il. Il ajoute que l'entretien, la protection et l'appropriation des espaces restaurés par les communautés locales seront au cœur de cette édition, après un premier bilan mitigé : sur 10 000 arbres visés en 2024, seuls 6 800 avaient été plantés, dans des localités comme Divo, Soubré, Facobly, Bouaflé et Ouellé.

 

Le budget prévisionnel de cette 2è édition s'élève à 79 460 230 FCFA. Si plusieurs ministères apportent déjà un appui institutionnel et technique, Carré d'Afrique lance un appel au secteur privé et aux partenaires financiers pour boucler son financement.

 

Au-delà du reboisement, l'ONG mise sur l'éducation environnementale, à travers son projet « Écoles vertes et citoyenneté environnementale », et envisage de transformer certaines zones restaurées en espaces d'écotourisme. « La restauration de nos forêts doit devenir une responsabilité partagée entre l'État, les collectivités, les entreprises, les communautés et chaque citoyen », conclut Magloire Kouamé.