
SCIENCES DE LA SANTÉ : La Côte d'ivoire ouvre la voie aux étudiants venus d'ailleurs
Un nouvel arrêté organise un test d'intégration pour les étudiants hors du système éducatif ivoirien
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Un nouvel arrêté organise un test d'intégration pour les étudiants hors du système éducatif ivoirien

À l’intérieur de la Côte d’Ivoire, l’accès au médicament reste un défi quotidien, particulièrement dans les localités éloignées des grands centres urbains. Le dernier kilomètre de la distribution, celui qui relie les circuits d’approvisionnement aux patients, est souvent marqué par des retards, des tensions de stocks, des contraintes logistiques persistantes et la vulnérabilité économique des populations. Dans les hôpitaux publics et les districts sanitaires, les pharmaciens hospitaliers sont en première ligne. Ils doivent garantir la continuité des soins, rassurer les patients et lutter contre le recours aux médicaments de la rue. À Tabou, à l’extrême sud-ouest du pays, cette réalité prend une dimension particulière. Santé Afrique a rencontré le Dr Kouamé Appoh, pharmacien responsable au District Sanitaire de Tabou, pour comprendre comment s’organise concrètement la distribution du médicament au dernier kilomètre et quels défis subsistent.

Immersion à la pharmacie de l’Hôpital Général de Yakassé-Attobrou Dans le dispositif sanitaire ivoirien, la disponibilité du médicament au niveau des hôpitaux publics repose en grande partie sur la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique de Côte d’Ivoire (NPSP), centrale d’achat et de distribution des médicaments essentiels. Mais entre la commande mensuelle, la gestion des stocks, les ruptures ponctuelles et la livraison vers les centres de santé ruraux, la réalité du terrain est souvent plus complexe qu’elle n’y paraît. À l’Hôpital Général de Yakassé-Attobrou, établissement situé en zone majoritairement rurale, la pharmacie hospitalière joue un rôle stratégique dans la continuité des soins. Sa cheffe de service, Dr Pascaline Nguessan, nous ouvre les portes de son organisation et décrypte les défis quotidiens de l’approvisionnement en médicaments dans un contexte marqué par des contraintes logistiques, économiques et sociales.

À 600 kilomètres d’Abidjan, dans une officine de Bouna ou de Bloléquin, lorsqu’un patient tend son ordonnance, il ignore souvent le parcours qu’a emprunté son médicament. Derrière chaque boîte livrée se cache une mécanique complexe faite d’anticipation, d’importations internationales, de transitaires, de chaînes du froid maîtrisées et de camions lancés sur des routes parfois éprouvantes.

Performance logistique, capacité d’approvisionnement et rayonnement continental au service de la souveraineté pharmaceutique ivoirienne.

Garantir la disponibilité et l’accessibilité des médicaments sur l’ensemble du territoire national. Tel est le défi quotidien de la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique de Côte d’Ivoire (NPSP-CI), pilier du système pharmaceutique ivoirien. Dans un contexte marqué par la persistance du marché informel et la dépendance aux importations, la centrale nationale d’achat déploie une stratégie combinant volume, contrôle qualité, logistique moderne et décentralisation territoriale.

La disponibilité des médicaments dans les hôpitaux publics ivoiriens repose principalement sur la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique de Côte d’Ivoire (NPSP-CI), centrale d’achat nationale chargée d’approvisionner les structures sanitaires publiques en médicaments essentiels, intrants et produits de santé.

Elles sont là avant tout le monde. Avant le médecin, avant l'ambulance, parfois avant même que la famille ne réalise ce qui se joue. En Côte d'Ivoire, la sage-femme et le maïeuticien restent, dans bien des villages, le seul visage soignant qu'une femme enceinte rencontrera avant de donner la vie. C'est cette réalité, à la fois humble et vitale, qu'a célébrée la cérémonie de lancement officiel des activités 2026 du Conseil national de l'Ordre des sages-femmes et maïeuticiens de Côte d'Ivoire (CNOSFM-CI), couplée à la mise en service de sa plateforme numérique d'inscription au tableau de l'Ordre. L'événement s'est tenu le jeudi 23 juillet 2026 à l'Institut national d'hygiène publique (INHP) de Treichville, en présence du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, et de plusieurs partenaires techniques et financiers.

À Abobo, une des communes les plus peuplées d'Abidjan (plus de 1.5 millions d’âmes), un simple coton-tige a changé le rapport de milliers de femmes à leur propre santé. Depuis 2021, Médecins du Monde, en consultance avec le Centre Population & développement, (CEPED), y a construit un modèle de dépistage du cancer du col de l'utérus qui inverse une règle vieille comme la médecine : ce n'est plus la patiente qui va vers le soin, c'est le soin qui vient frapper à sa porte.

L'Université Polytechnique de Man (UPM) a présenté le bilan de son année académique 2025-2026 lors d'un point de presse organisé à l'antenne de Cocody Angré 7ᵉ Tranche, sous la conduite de son président, le Professeur Coulibaly Lacina.

Le 5ᵉ Congrès scientifique de santé publique s'est ouvert mercredi 22 juillet dernier à l'Institut national de santé publique (INSP), rassemblant jusqu'au vendredi 24 juillet des chercheurs et experts venus de toute l'Afrique. Plus de 150 communications scientifiques y seront présentées en trois jours, couvrant l'environnement sanitaire, la nutrition, les maladies infectieuses ou encore la santé communautaire. Mais c'est la conférence inaugurale, confiée au Dr Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO (CRSCM), qui a donné le ton de cette édition consacrée à la résilience des systèmes de santé.

Face à une menace sanitaire silencieuse mais grandissante, la Côte d'Ivoire se mobilise. Depuis le 13 juillet, la capitale politique accueille un atelier stratégique consacré à l'analyse de la situation de la résistance aux antimicrobiens (RAM), une étape déterminante dans l'élaboration du futur Plan d'action national 2026-2030.