Le Bulletin de santé publique constitue un outil de diffusion d'informations de santé publique issues notamment des activités de surveillance, d'analyse et de recherche en Côte d'Ivoire . Ses publications intéressent les décideurs, les professionnels de santé, les chercheurs, les médias mais aussi le grand public. Mais leur caractère parfois technique peut rendre leur compréhension et leur restitution dans les médias difficiles. D'où la nécessité de mieux outiller les journalistes.

Pendant l'atelier, les participants, venus de divers horizons médiatiques, ont été initiés à la structure et aux contenus du BSP. Ils ont consulté des articles et participé à des exercices pratiques pour apprendre à repérer l'essentiel d'une publication et à le restituer dans un langage accessible, reformuler le message clé d'une étude pour un citoyen lambda, ou transformer un article du issu de cet outil d'informations sanitaires en support médiatique complet (résumé, messages clés, titre, contexte, angle journalistique).

« Comprendre avant de restituer »
Pour la Professeure Sackou-Kouakou Julie Ghislaine, rédactrice en chef du BSP-CI, la simplicité est une caractéristique essentielle du bulletin : l'objectif est de faire ressortir l'essentiel d'une étude et ses recommandations, plutôt que d'en reprendre tous les détails techniques. Les participants ont aussi été sensibilisés à des exigences déontologiques : ne pas déformer les résultats, citer correctement les auteurs, et respecter l'exactitude et la responsabilité dans le traitement des sujets de santé publique.

Prof Sackou Kouakou Julie Ghislaine : Redactrice en chef du BSP
Des retours enthousiastes des médias
Au terme des trois jours, les réactions des journalistes ont confirmé l'utilité de la démarche. Constant Konan, du quotidien Soir Infos, a salué une formation lui ayant permis de mesurer l'importance du BSP-CI, pour les journalistes comme pour les populations peu informées, notamment face aux épidémies. « Nous partons satisfaits », a-t-il confié, promettant que sa rédaction relaierait désormais l'existence et les publications du bulletin.

De son côté, Rufus Taoh, journaliste au Centre d'Information et de Communication Gouvernementale (CICG), a souligné la volonté du ministère de la Santé, à travers le BSP-CI, de porter « une communication tous azimuts » vers un large public. Il a rappelé le rôle de relais de son organisme, qui entend faire écho aux publications du bulletin dans ses canaux, mais aussi s'appuyer sur les études du BSP pour suivre les réformes gouvernementales censées corriger les situations qu'elles révèlent.

Au-delà des exercices, l'atelier aura surtout permis aux participants de mieux cerner la particularité de l'information de santé publique : être simple sans être simpliste, accessible sans déformer, informer sans inquiéter inutilement. Le message à retenir est simple : une bonne information de santé publique doit être comprise pour être utile, et le journaliste a la responsabilité de faire ce lien entre l'expert et le citoyen.





