Autour de cet événement, professionnels de santé publique, autorités administratives et médias publics et privés se sont retrouvés pour saluer un projet longuement mûri.

 

« Nous reprenons le contrôle de notre narratif »

C'est Monsieur Paul Allé Kouadio, directeur de la Communication et des Relations Publiques au ministère de la Santé, qui a ouvert le bal des discours, avec la fierté de celui qui a porté le projet au quotidien. Il a d'abord tenu à replacer cette inauguration dans une dynamique de quatre années de terrain : « Nous sommes pratiquement à 286 communicateurs présents dans les régions, districts et les hôpitaux de Côte d'Ivoire », a-t-il rappelé, évoquant également les 57 services de communication répartis dans les programmes de santé du pays.

Paul Allé Kouadio DIRCOM Minsanté 

Il a raconté, non sans émotion, la genèse du projet : un voyage à Dakar, aux côtés du chef du service de production audiovisuelle, M. Koné, et de Mme Affian, chef du service des relations presse et de rédaction, pour observer l'expérience sénégalaise en matière de studio audiovisuel  « mais avec un peu d'innovation », a-t-il précisé en souriant. Le résultat : un plateau capable de produire, en interne, émissions de débat, capsules de prévention et spots « d'une qualité technique égale aux grandes chaînes nationales ».

 

Pour M. Allé Kouadio, les bénéfices sont concrets et immédiats : réactivité en temps de crise sanitaire, économies substantielles sur les budgets d'agences, et surtout inclusivité, puisque les messages pourront désormais être déclinés dans les langues locales, « pour ne laisser aucun Ivoirien de côté ». Il a conclu son propos par des remerciements appuyés à l'endroit du ministre et de la directrice du CICG, pour leur soutien constant.

Dr Coulibaly Soltié Directrice adjointe cabinet Ministre Santé

« L'information sanitaire n'est pas une simple formalité »

Empêché par un agenda chargé, le ministre Pierre N'Gou Dimba s'est fait représenter par le Docteur Coulibaly Soltié, directrice adjointe de son Cabinet, qui a livré un discours porteur d'une vision politique forte. « L'information sanitaire n'est pas une simple formalité administrative. Elle est vitale et stratégique pour la population », a-t-elle affirmé, avant de rappeler qu'« une population bien informée est une population capable de faire des choix conscients pour sa propre santé ».

 

Elle a salué la concrétisation de ce studio comme la matérialisation d'une volonté ministérielle assumée de « couper court à tous les espaces vides » face à la désinformation. S'adressant directement aux cadres du secteur, elle a lancé un appel sans détour : « Communiquer sur vos activités n'est pas une option, c'est une exigence. » Un mot particulier est également allé aux agents du centre d'appel du ministère, décrits comme « la porte d'entrée de notre système », auxquels elle a promis une amélioration continue des conditions de travail. C'est sur ces mots qu'elle a déclaré, au nom du ministre, le studio officiellement lancé.

 

« Un véritable centre au service du service public »

Dans son intervention, Madame Awa Dosso, directrice du Centre d'Information et de Communication Gouvernementale (CICG), a apporté une touche à la fois institutionnelle et profondément humaine à la cérémonie. Elle a salué le travail quotidien, « fait de beaucoup de challenges, de beaucoup de défis, de beaucoup de stress », de l'équipe de la direction de la communication, avant d'adresser des félicitations chaleureuses à M. Paul Allé Kouadio et à l'ensemble des communicateurs présents, sous les applaudissements de la salle.

Pour Mme Dosso, ce studio dépasse largement sa dimension technique : « C'est un véritable centre au service du service public », a-t-elle insisté, un outil destiné à « mieux expliquer, mieux sensibiliser » et à rapprocher toujours davantage l'administration des populations, sur l'ensemble du territoire ivoirien.

Trois missions, une ambition commune

Au-delà des discours, la plateforme Santé TV CI s'articule autour de trois missions fondamentales : éduquer et prévenir, en diffusant massivement des messages de prévention contre les épidémies et endémies ; valoriser les réformes sanitaires engagées par l'État ; et partager la science, en offrant aux chercheurs et praticiens un canal d'expression grand public.

une vue du studio 

En quittant l'INSP ce jeudi 10 septembre,  chacun semblait porter la même conviction : au-delà des caméras et des équipements de dernière génération, c'est avant tout une promesse de proximité qui vient d'être scellée entre le système de santé ivoirien et ses citoyens.