Ouvrant les échanges, la Dr Adiko Marcelline, présidente du comité d'organisation, a salué la mobilisation des médias et présenté le déroulé pratique de l'événement : un pré-forum payant les 21 et 22 septembre, réservé aux professionnels, portant sur la validation des données chromatographiques et la qualité des eaux de laboratoire, suivi d'un forum grand public et gratuit du 23 au 25 septembre.

 

Le Professeur Gbassi, président du comité scientifique, a détaillé les trois grands axes de la programmation : la sécurisation de la chaîne alimentaire « de la plantation à l'assiette », le 23 septembre ; les produits de santé, la médecine traditionnelle et les enjeux environnementaux, le 24 ; puis la qualité comme levier de compétitivité industrielle et l'intelligence artificielle appliquée au contrôle qualité, le 25. Il a insisté sur une conviction centrale : « la sécurité alimentaire ne commence pas dans notre assiette », mais dans la capacité collective à mesurer, détecter et prévenir les risques.

 

La particularité marquante de cette édition tient à sa structuration institutionnelle et à son rayonnement international. Le Professeur Amin Christophe, président de la 2SACQ, a rappelé que la société savante, née d'une recommandation de la première édition, est désormais légalement constituée, ce qui lui donne davantage de poids pour interpeller les autorités. L'Université Félix Houphouët-Boigny s'est par ailleurs pleinement associée à l'organisation, et des partenaires historiques comme ABS ont renouvelé leur soutien. Autre nouveauté : un Prix du Meilleur Jeune Chercheur, destiné à révéler les talents africains en sciences analytiques, ainsi qu'une évaluation rigoureuse des communications sur une grille cotée sur 20. Environ 1 000 participants sont attendus, venus de Côte d'Ivoire mais aussi du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Niger, du Mali, ainsi que de Belgique, du Canada et de France.

La séance de questions-réponses a suscité des échanges nourris. Un journaliste a interrogé la question de l'orpaillage et de la contamination des produits vivriers au mercure ; les organisateurs ont confirmé que les métaux lourds seraient traités au forum. Le représentant de l'entreprise ABS a, lui, soulevé la difficulty du financement des équipements de laboratoire pour les structures publiques et privées, à quoi le Professeur Gbassi a répondu que la formation des populations et la production de données fiables devraient, à terme, inciter les autorités à investir davantage. Un partenaire du secteur agricole a complété en soulignant le potentiel économique d'une meilleure valorisation qualité des produits locaux.

 

En clôture, le Professeur Amin Christophe a lancé un appel pressant à la population à venir « écouter » et à se préinscrire, rappelant que « sans la qualité, nos sociétés se meurent ». La rencontre s'est achevée par une photo officielle et un moment convivial.