Cliniques clandestines, médicaments falsifiés, exercice illégal de la médecine un cocktail de santé dangereux pour les populations. Assainir le secteur de la santé et garantir la sécurité sanitaire des populations. C’est dans cet objectif que la Police sanitaire de Côte d’Ivoire mène, depuis plusieurs années, une vaste opération de lutte contre les établissements sanitaires privés illégaux et clandestins. Sur instruction du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, des missions d’enquête et de contrôle ont été déployées sur l’ensemble du territoire national, après une longue phase de sensibilisation à la réglementation sanitaire ivoirienne.
Ces actions visent à mettre fin à des pratiques qui exposent gravement les usagers à des risques sanitaires majeurs, allant des infections nosocomiales à la consommation de médicaments de qualité inférieure ou falsifiés.
Des contrôles rigoureux pour protéger les patients

Sur le terrain, les équipes de la Police sanitaire ont procédé à des vérifications approfondies au sein des établissements sanitaires privés. Les missions ont notamment porté sur la validité des autorisations d’ouverture, la régularité des activités exercées, le respect du cahier de charges en fonction du niveau d’intervention, ainsi que la qualification du personnel soignant. L’hygiène des locaux, des équipements médicaux, le traitement du linge hospitalier, la gestion des déchets biomédicaux et la qualité des médicaments, y compris leurs circuits d’approvisionnement, ont également fait l’objet d’un contrôle strict. Autant de critères essentiels pour garantir des soins sûrs et de qualité aux patients.
Des résultats éloquents entre 2022 et 2025
Les chiffres issus de ces opérations témoignent de l’ampleur du phénomène et de la fermeté de la riposte des autorités sanitaires. Entre 2022 et le 31 décembre 2025, pas moins de 1 119 établissements sanitaires privés ont été visités et contrôlés à travers le pays. Parmi eux, 455 établissements ont été purement et simplement fermés pour non-conformité à la réglementation en vigueur. La lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés (MQIF) a également enregistré des avancées significatives, avec 14,5 tonnes de médicaments saisis. En parallèle, 74 individus ont été interpellés et mis à la disposition de la justice pour exercice illégal de la médecine et autres infractions connexes.

Un appel à la responsabilité collective
La Police sanitaire entend poursuivre et intensifier ces missions afin d’assurer une couverture encore plus large du territoire national. Elle encourage par ailleurs les populations à continuer de jouer leur rôle citoyen à travers les plaintes et dénonciations, véritables leviers dans la détection des établissements clandestins. Un message clair est également adressé aux promoteurs et acteurs des établissements sanitaires privés : le respect strict de la réglementation sanitaire n’est pas une option, mais une obligation. Il en va de la qualité des prestations offertes et, surtout, de la sécurité sanitaire des populations.
Face aux dérives observées dans le secteur, la Police sanitaire réaffirme sa détermination : la lutte contre les établissements sanitaires privés illégaux se poursuit, au service d’un système de santé plus sûr, plus crédible et plus protecteur pour tous.









