Le jeudi 27 novembre dernier, la mairie d’Abobo a accueilli le lancement officiel de la première édition de la Semaine Nationale de la Planification Familiale en Côte d’Ivoire. L’événement a réuni des personnalités du secteur de la santé, des partenaires techniques et financiers, des autorités traditionnelles ainsi que la population de la commune.
Face à un taux de croissance démographique de 2,9 % par an et des besoins non satisfaits en planification familiale atteignant 22,3 %, le ministère de la Santé, à travers la Direction de Coordination du Programme National de Santé Mère et Enfant, a décidé de donner un signal fort en lançant cette initiative nationale.
Dans son discours, Mme Cécile Compaoré, représentante pays de l’UNFPA, a souligné que cette semaine marque une étape déterminante dans la volonté collective d’améliorer l’accès aux services de planification familiale pour toutes les femmes et les communautés. Elle a rappelé que l’initiative s’inscrit dans la dynamique mondiale de la Journée mondiale de la contraception 2025, sous le thème : « Briser les barrières, construire des ponts, accès contraceptifs pour tous ».
L’UNFPA accompagne la Côte d’Ivoire à plusieurs niveaux : renforcement des services, approvisionnement en produits contraceptifs, formation des prestataires, sensibilisation communautaire et engagement politique pour la durabilité du financement. Ces actions ont permis à des milliers de femmes et de couples d’accéder à des services de planification familiale adaptés, sûrs et confidentiels, tout en atteignant des populations longtemps marginalisées.
C'est de cela qu'ils ont permis à notre pays d'éviter 640 000 grossesses non planifiées, d'éviter 200 000 avortements à risque et sauver 1 600 vies. Malgré ces progrès il existe d'importantes disparités liées au niveau socio-économique et aux risques de résiliences. Par exemple, le taux est de 20,8 % d'accès aux produits contraceptifs en milieu urbain,, tandis qu'en milieu rural, il est seulement de 14,7 %. Aussi, dans certaines régions, comme le Bas-Sassandra, dans la Nawa le taux d'accessibilité est de 12 %, alors qu'il est donc de 25,9 % dans la région d'Abidjan.
Du côté du secteur privé, Bayer a réaffirmé son engagement à soutenir l’accès aux contraceptifs modernes et à accompagner le renforcement des capacités locales. Grâce à ce partenariat public-privé, plusieurs communes, dont Abobo, Anyama , Gagnoa et Daloa, sont désormais capables de mobiliser leurs propres ressources pour soutenir la planification familiale.

Le représentant de Bayer a insisté sur le rôle clé du secteur privé dans l’amélioration de l’accès aux services de planification familiale : mobilisation des ressources, développement de solutions et atteinte des communautés souvent négligées. Il a souligné que l’accès à la contraception est un droit fondamental et non un privilège, et que la collaboration entre secteur public et privé est essentielle pour accélérer les progrès.
Bayer, présent depuis plus de 50 ans dans le domaine, vise à permettre à 100 millions de femmes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire d’accéder aux méthodes contraceptives modernes d’ici 2030, contribuant ainsi aux Objectifs de Développement Durable (ODD 3 et ODD 5). En Afrique francophone et en Côte d’Ivoire, Bayer collabore avec les gouvernements, l’UNFPA et d’autres partenaires pour renforcer le système de santé et garantir l’accès aux contraceptifs pour les femmes les plus vulnérables.
Le laboratoire soutient également le Challenge Initiatives, un programme visant à renforcer les capacités locales et à mobiliser des ressources pour la planification familiale dans les communautés urbaines défavorisées. Des communes comme Abobo, Anyama, Gagnoa et Daloa ont désormais la capacité de soutenir elles-mêmes ces programmes.
Dr Ali a conclu en rappelant que la planification familiale nécessite une action collective entre secteur public, privé, société civile et partenaires techniques et financiers. Bayer réaffirme son engagement à collaborer avec tous ces acteurs pour que chaque femme et jeunes en Côte d’Ivoire puisse faire des choix éclairés pour son avenir, et en citant Kofi Annan : « La planification familiale n’est pas une question de choix, c’est une question de droits. »
La première Semaine Nationale de la Planification Familiale constitue ainsi un outil stratégique pour sensibiliser 40 000 femmes, informer 20 000 personnes sur les méthodes contraceptives et initier 10 550 nouvelles utilisatrices aux contraceptifs modernes. Elle réaffirme la volonté de la Côte d’Ivoire de faire de la planification familiale un droit, une opportunité et un levier de développement durable.









