Lancée le 24 mars 2014, la Couverture maladie universelle (CMU) est le mécanisme obligatoire de prise en charge du risque santé pour toute personne résidant en Côte d'Ivoire. Fin 2025, elle comptait plus de 23 millions d'enrôlés. Pour 2026, le ministre Adama Kamara vise 30 millions d'assurés, un bond de près de 7 millions de personnes en une seule année.
Deux priorités structurent l'année : atteindre ce seuil des 30 millions d'enrôlés et rendre effectif et opérationnel le prélèvement à la source pour les travailleurs du secteur informel, qui représentent la majorité de la population active ivoirienne selon l’agence ivoirienne de presse. (AIP).
Le dispositif change également de nature : après une période de gratuité instaurée en mai 2025 pour permettre aux travailleurs informels de tester la qualité des prestations, la CMU entre en 2026 dans une nouvelle phase de cotisation obligatoire pour tous les assurés. La pérennité du modèle solidaire dépendra désormais de l'engagement contributif de chacun.
Cette accélération s'inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de la CMU, financé notamment par un accord de don de 20 millions de dollars signé le 14 mai 2026 entre la Côte d'Ivoire et l'Association internationale de développement (IDA), au sein d'un paquet de plus de 125 milliards de FCFA consacré à la santé, la nutrition et le développement de la petite enfance a révélé la Présidence de la Côte d'Ivoire, dans un communiqué du Conseil des ministres du 1er juillet 2026.
En misant sur l'extension de la CMU, la Côte d'Ivoire s'inscrit dans la dynamique continentale de la couverture sanitaire universelle portée par l'Union africaine et l'OMS, un pilier essentiel pour réduire les dépenses de santé à la charge des ménages et avancer vers l'objectif de développement durable n°3. Reste à transformer l'ambition chiffrée en accès réel aux soins pour les populations les plus vulnérables, notamment en zone rurale.





