Organisée le 1er juillet 2026 à l'Institut national de santé publique (INSP) d'Adjamé, cette rencontre de présentation et de concertation stratégique a été portée par un consortium composé du Programme national de santé mentale (PNSM), d'ENDA Santé et du Réseau ivoirien des organisations de personnes vivant avec le VIH (ROPCI), sous la présidence du directeur général de la Santé, le Professeur Mamadou Samba.

 

Le directeur coordonnateur du PNSM, le Professeur Koua Asseman Médard, a présenté les enjeux d'une meilleure intégration du soutien psychosocial dans les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et d'autres maladies prioritaires, afin de garantir une prise en charge plus globale et inclusive des patients.

Ce chantier intervient dans un contexte de ressources humaines très limitées : la Côte d'Ivoire compte moins de 100 spécialistes de la santé mentale,  psychiatres, infirmiers psychiatriques et assistants sociaux, pour une population estimée à plus de 29 millions d’habitants.

 

Cette rencontre fait suite à d'autres avancées récentes, dont le déploiement d'une plateforme numérique de professionnalisation du secteur social annoncée par l'UNICEF, destinée à former davantage de travailleurs psychosociaux, capitaliser les bonnes pratiques et permettre un déploiement rapide des actions en temps de crise .

 

Longtemps reléguée au second plan des priorités sanitaires en Afrique de l'Ouest, la santé mentale s'impose progressivement comme un enjeu de santé publique à part entière, en particulier pour les personnes vivant avec des maladies chroniques stigmatisantes comme le VIH. L'intégration du soutien psychosocial dans les programmes existants, plutôt que la création de dispositifs parallèles, pourrait permettre à la Côte d'Ivoire de démultiplier son impact malgré la pénurie de spécialistes.