La réunion du Groupe technique de travail (GTT) Mère-Enfant, tenue le jeudi 2 juillet 2026 à Abidjan, était présidée par le Docteur Mamadou Tia, sous-directeur général de la Santé, et a rassemblé les directions techniques et programmes du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ainsi qu'une trentaine de partenaires techniques et financiers du secteur.

 

Les échanges ont permis de confirmer l'exécution complète des recommandations de la précédente réunion du 13 février, et d'évaluer les progrès réalisés dans l'intégration des services de planification familiale du post-partum, de santé maternelle, néonatale et infantile, ainsi que de nutrition selon l’agence de presse ivoirienne ( AIP)

 

Sur le plan national, la mortalité maternelle a nettement reculé en Côte d'Ivoire, passant de 614 décès pour 100 000 naissances en 2011 à 385 pour 100 000 en 2022 (gouvernement de Côte d'Ivoire). L'objectif fixé pour 2030 reste toutefois ambitieux : atteindre 70 décès pour 100 000 naissances, ou à défaut un maximum de 140 pour 100 000 naissances vivantes.

 

À l'échelle régionale, la situation demeure préoccupante : selon l'UNFPA, 62,7 % des décès maternels enregistrés en Afrique subsaharienne en 2020 concernaient l'Afrique de l'Ouest et du Centre, une crise alimentée par l'insuffisance des infrastructures sanitaires, le manque d'investissement dans la santé sexuelle et reproductive, les inégalités de genre et les crises humanitaires .

 

Le travail de coordination mené par le PNSME et ses partenaires illustre une approche de plus en plus intégrée de la santé mère-enfant en Côte d'Ivoire, où la survie des mères et des nouveau-nés ne peut plus être traitée séparément de la nutrition ou de la planification familiale. Si le chemin vers l'objectif de 2030 reste long, la baisse déjà enregistrée depuis 2011 montre qu'une mobilisation soutenue peut sauver des vies.