La République démocratique du Congo (RDC), pays le plus touché de l'histoire par Ebola avec plus de 15 épidémies recensées depuis 1976, fait face à une nouvelle résurgence du virus dans ses provinces orientales. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé des cas en juin 2026 et coordonne la réponse avec le Ministère de la Santé congolais.

 

Deux caractéristiques retiennent l'attention des experts : la vitesse de détection, plus rapide grâce aux leçons tirées de l'épidémie 2018-2020 (plus de **2 200 morts**), et la disponibilité du vaccin rVSV-ZEBOV (Ervebo), approuvé en 2019, qui permet de protéger les contacts proches des cas confirmés selon une stratégie dite « en anneau ».

 

En Ouganda, pays frontalier, les autorités ont activé leurs plans de préparation après le signalement de cas suspects dans les districts orientaux. L'Ouganda avait déjà géré une épidémie de souche Sudan en 2022, pour laquelle aucun vaccin n'est encore homologué à grande échelle, ce qui complexifie la réponse.

 

 

Pour la Côte d'Ivoire et l'Afrique de l'Ouest, le risque d'importation reste faible mais réel. L'OOAS (Organisation Ouest-Africaine de la Santé) recommande une alerte de niveau 2 dans les pays membres. La mémoire collective de la crise 2014-2016 (plus de **11 300 morts** en Guinée, Sierra Leone et Libéria) rappelle que la préparation, et non la panique, est la clé d'une réponse efficace. Les systèmes de santé de la région, renforcés depuis lors, sont mieux armés pour faire face.