Selon la revue scientifique Nature (édition Africa), le déploiement des nouveaux vaccins antipaludiques (RTS,S et R21/Matrix-M) a progressé à un rythme record ces deux dernières années : au moins 25 pays africains proposent désormais un vaccin antipaludique dans leur programme de vaccination infantile, avec plus de 10 millions d'enfants ciblés chaque année.
Via le programme soutenu par Gavi, l'Alliance du vaccin, plus de 52 millions de doses ont été livrées depuis 2023 dans certains des contextes les plus fragiles et les plus touchés par la maladie (Gavi). L'ONU estime qu'un enfant sur huit a déjà été sauvé grâce à cette campagne de vaccination.
Le Burkina Faso illustre cette dynamique : le pays a enregistré en 2025 3 455 595 cas de paludisme, soit une baisse de 32 % par rapport à 2024, un recul attribué à la combinaison de moustiquaires imprégnées d'insecticide, de la chimioprévention saisonnière et de l'introduction du vaccin antipaludique (Pravda Burkina Faso, 2 juillet 2026).
Ces progrès restent toutefois fragiles : le programme de lutte antipaludique fait face à un déficit budgétaire de près de 30 %, qui a déjà conduit à réduire certains appuis, dans un contexte où la résistance aux antipaludiques progresse également sur le continent indique l’alliance Mondiale Gavi.
Le paludisme demeure l'une des principales causes de mortalité infantile en Afrique subsaharienne, mais la combinaison vaccination-prévention-traitement change la donne pour toute une génération d'enfants. Pour que cet élan se poursuive en Afrique de l'Ouest, le maintien des financements internationaux et l'appropriation nationale des campagnes de vaccination seront déterminants dans les prochaines années.





