Réunis en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, les autorités ivoiriennes ont ratifié trois accords signés le 14 mai 2026 avec l'IDA : deux dons totalisant 25 millions de dollars (environ 14 milliards de FCFA) et un prêt de 169,5 millions d'euros (plus de 111 milliards de FCFA), soit un total de plus de 125 milliards de FCFA dans un communiqué de la présidence daté du 1er juillet 2026).Ce financement doit permettre d'améliorer durablement l'accès et la qualité des services de santé, de nutrition et de développement de la petite enfance.
Il prévoit notamment le renforcement de la Couverture maladie universelle (CMU), la construction d'une nouvelle antenne de l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS), l'amélioration de l'approvisionnement en produits de santé essentiels, ainsi que le développement d'actions communautaires de nutrition, de stimulation précoce, d'alimentation adaptée et d'apprentissage.
Ce programme s'inscrit dans un contexte régional où la malnutrition infantile demeure préoccupante : selon l'UNICEF, un enfant sur trois en Afrique de l'Ouest et du Centre souffre de retard de croissance lié à une nutrition inadéquate durant les 1 000 premiers jours de vie Le développement de la petite enfance, santé, nutrition, stimulation cognitive et protection réunies , est aujourd'hui reconnu par les bailleurs internationaux comme l'un des investissements les plus rentables pour le capital humain d'un pays, avec des effets qui se prolongent bien au-delà de l'enfance, sur la scolarité et la productivité économique future.
En conjuguant financement international et priorités nationales, la Côte d'Ivoire cherche à casser le cercle de la malnutrition infantile qui touche encore trop d'enfants ouest-africains. La réussite de ce programme dépendra de sa capacité à toucher effectivement les zones rurales et les ménages les plus vulnérables, condition sine qua non pour transformer les milliards engagés en générations d'enfants en meilleure santé.





