Présidant la cérémonie, le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N'gou Dimba, a annoncé que 1 400 enfants avaient déjà bénéficié d'une prise en charge depuis le lancement, en 2024, du projet « Identification et prise en charge du pied bot ». Un résultat encourageant pour un programme qui ambitionne de traiter environ 1 200 nouveaux cas chaque année.
Le pied bot est l'une des malformations congénitales les plus fréquentes. Sans traitement, il peut entraîner un handicap permanent, compromettant la mobilité, la scolarisation et l'insertion sociale des enfants. Pourtant, selon l'ONG SEV Côte d'Ivoire, plus de 95 % des cas peuvent être corrigés grâce à la méthode Ponseti, à condition que le traitement soit instauré dès les premières semaines de vie. À l'inverse, près de 90 % des enfants non pris en charge risquent de conserver un handicap durable.

Pour les autorités sanitaires, cette lutte s'inscrit dans une politique plus globale de renforcement de la santé maternelle, néonatale et infantile. Le ministre Pierre Dimba a rappelé que plusieurs réformes contribuent aujourd'hui à améliorer la prise en charge des nouveau-nés : le déploiement de la Couverture Maladie Universelle, la gratuité ciblée des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, la modernisation des infrastructures sanitaires, la création de 44 maternités SONU C dotées de blocs opératoires et d'unités de néonatologie, ainsi que l'ouverture de 25 unités de Soins Mères Kangourou destinées aux prématurés et aux nouveau-nés de faible poids.
Le renforcement des compétences des professionnels de santé et l'intégration de la prise en charge des malformations congénitales dans les services de santé maternelle et infantile constituent également des axes majeurs de cette stratégie.

Mis en œuvre dans 21 régions du pays avec l'appui de partenaires tels que SEV Côte d'Ivoire, IDEAI-Inter et MiracleFeet, le projet « Identification et prise en charge du pied bot » témoigne de la volonté du gouvernement de rapprocher les soins des populations et de réduire les inégalités d'accès.
Au-delà de la correction d'une malformation, cette politique redonne à des centaines d'enfants la possibilité de marcher, de courir et de grandir sans handicap. Pour leurs familles, elle représente aussi un espoir retrouvé et un investissement durable en faveur d'une société plus inclusive, où chaque enfant peut envisager l'avenir avec les mêmes chances.





