Selon Mme Marcelle Akissi, sage-femme et coordonnatrice santé mère-enfant à l’EPHD de Koumassi, la campagne a suscité un réel engouement. Des femmes sont venues de Koumassi, Port-Bouët, Marcory et même de Yopougon. Les équipes de sages-femmes se sont relayées pour accueillir les participantes. Certaines femmes présentant des résultats préoccupants ont pu être prises en charge sur place, tandis que d’autres ont été orientées vers des structures adaptées.

 

Une campagne de proximité portée par l’hôpital général, les associations et les leaders religieux

 

Pour l’honorable Traoré Adjaratou, la peur ne doit pas empêcher les femmes de consulter. Elle a appelé chacune à sensibiliser ses filles, ses mères, ses sœurs et ses voisines, rappelant que le dépistage permet d’agir plus tôt et de mieux orienter les soins.

Sur place, plusieurs femmes ont expliqué être venues pour la première fois. Marie-Claude Priska Oura a découvert l’initiative grâce à son pasteur, qui en avait parlé à l’église. Koffi Yao Lawrence, elle, a décidé de se faire dépister après le décès récent de sa mère des suites d’un cancer du sein . Leurs témoignages montrent combien la parole des proches et des responsables communautaires peut encourager les femmes à franchir le pas.

 

Au-delà de cette campagne, les services de dépistage restent disponibles dans les centres de santé de Koumassi, selon les équipes soignantes. Le message est clair : ne pas laisser la peur ou le silence retarder une consultation. La sensibilisation doit se poursuivre bien après Octobre Rose.