La profession pharmaceutique ivoirienne entend mieux se préparer aux mutations du système de santé. Réunis autour du thème « La formation au cœur de la transformation des services pharmaceutiques », les pharmaciens prennent part, du 15 au 17 octobre 2026, aux JONPCI, au Radisson Blu Hotel d’Abidjan, pour trois journées de formation, d’échanges et de réflexion.
Lors de la conférence inaugurale, le Pr Vanga Henriette épouse Bosson a mis en lumière le rôle stratégique de la formation, initiale comme continue, dans l’évolution du métier. Face aux progrès thérapeutiques, à la transformation numérique et aux exigences croissantes de sécurité des patients, le pharmacien doit actualiser régulièrement ses connaissances et ses pratiques.
La formation initiale repose sur trois piliers : les connaissances scientifiques, le savoir-faire technique et le savoir-être professionnel, notamment l’éthique, la déontologie et la confidentialité. Toutefois, elle ne suffit plus à répondre, à elle seule, aux défis de la profession.
En Côte d’Ivoire, la formation des pharmaciens est notamment confrontée à des enjeux de capacité d’accueil, d’accès aux stages et d’adaptation des enseignements aux réalités du terrain. Pour y répondre, la révision de la maquette pédagogique et le recours à des outils numériques, à la simulation et à l’apprentissage en ligne constituent des pistes importantes.
Le Pr Vanga Henriette épouse Bosson a également insisté sur l’accessibilité de la formation continue dans les six régions pharmaceutiques du pays. L’objectif est de permettre à tous les professionnels de se former, sans que la distance constitue un obstacle.
Autre avancée majeure : les pharmaciens doivent valider 15 crédits de formation continue par an pour leur réinscription à l’Ordre. La participation aux JONPCI permet déjà d’obtenir trois crédits, selon les indications présentées lors de la conférence.
Au-delà de l’acquisition de connaissances, l’enjeu est de garantir des services pharmaceutiques plus sûrs et mieux adaptés aux besoins des populations. Comme l’a rappelé la conférencière : « On ne naît pas pharmacien compétent un jour. On le devient chaque jour. »





