Un arrêté signé le 13 juillet 2026 par le Professeur Adama Diawara, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, vient rebattre les cartes pour de nombreux jeunes Ivoiriens et étrangers formés hors du système éducatif ivoirien. Ce texte ouvre et organise un test d'intégration permettant à ces étudiants de rejoindre un cycle de formation en sciences de la santé,  médecine, pharmacie ou odontostomatologie , au sein des universités publiques du pays.

 

Concrètement, ce dispositif s'adresse aux étudiants déjà inscrits dans une institution de formation reconnue, en Côte d'Ivoire ou à l'étranger, qui souhaitent poursuivre leur cursus dans une Unité de Formation et de Recherche (UFR) ivoirienne. Pour candidater, il faut être titulaire d'un baccalauréat série C, D ou équivalent, obtenu avant 21 ans, avec au moins 12/20 en SVT et en physique-chimie, et 10/20 en mathématiques.

 

Le test est ouvert à différents niveaux selon la filière visée : L2, L3 et M1 pour la pharmacie et l'odontostomatologie, et jusqu'au M2 pour la médecine. Les candidatures se font en ligne, sur le site du ministère (orientationsup.net), et doivent inclure une pièce d'identité, une lettre adressée au ministre précisant la filière et la ville choisies (médecine à Abidjan ou Bouaké, pharmacie ou odontostomatologie à Abidjan), le curriculum officiel de formation ainsi que les relevés de notes correspondant aux niveaux déjà validés. Les frais de candidature, fixés à 100 000 FCFA, ne sont pas remboursables.

 

La sélection se déroule en deux temps : une phase d'admissibilité, consacrée à l'examen des dossiers, suivie d'une phase d'admission, où l'authenticité des pièces est vérifiée et où les candidats retenus passent une épreuve écrite propre à leur filière. Tout dossier jugé non authentique entraîne une exclusion immédiate du processus. Les candidats non ivoiriens ne pourront occuper que 10 % des places disponibles à chaque niveau.

 

Une fois admis, l'étudiant intègre le niveau pour lequel il a candidaté, sans possibilité de changement ultérieur. La gestion administrative de l'ensemble du processus est confiée à un Secrétariat Permanent, piloté par le Directeur de l'Enseignement Supérieur, et associant les directions des examens, des systèmes d'information et les responsables des UFR concernées.

Ce nouveau cadre répond, selon le texte, à « la suppression de l'EPSS et aux nécessités de service », une évolution qui vise à sécuriser et harmoniser l'accès aux filières de santé pour tous les profils d'étudiants, qu'ils viennent du système ivoirien ou d'ailleurs.